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Louis Du Bois : un lexovien co-auteur de la Marseillaise ?

Le saviez-vous ? Le septième couplet de la Marseillaise (Nous entrerons dans la carrière / Quand nos aînés n’y seront plus…) est d’un autre auteur que le reste de l’hymne national français. Peut-être bien un auteur lexovien.  

 

Louis Du Bois, né à Lisieux en 1773, s’engage avec ardeur dans la Révolution.

 D’abord membre du club des Girondins de la ville, il part à Paris en 1792, où il se lie avec Rouget de Lisle. C’est dans ce contexte qu’il aurait écrit ce « couplet des enfants », ajouté six mois après les précédents. S’il en a revendiqué la paternité, ce fut aussi le cas d’un ecclésiastique lyonnais, l’abbé Pessonneaux, quand d’autres attribuent le texte au poète André Chénier ou à son frère.

Toujours est-il que Du Bois fut un auteur prolifique, comme en témoignent les nombreux ouvrages de sa plume conservés à la bibliothèque de Lisieux. Parmi eux, un recueil factice (publications de différentes époques regroupées sous une même reliure) donne une bonne idée de son style et de la variété de ses sujets.  

On y trouve des hymnes, des chants, des odes, dans le ton quelque peu grandiloquent des années révolutionnaires. L’un d’eux est d’ailleurs composé sur l’air de ce qui s’appelle encore Allons, enfants de la Patrie !


Suivant les aléas du temps, il y célèbre la liberté, la chute des tyrans, l’Etre Suprême, la concorde, la délivrance de l’Italie, la Franc-Maçonnerie… puis Sa Majesté Napoléon, empereur des Français, « Ce Héros qu’à genoux le Monde entier contemple ! »

 

A ces envolées poétiques, s’ajoutent des textes très hétéroclites : des études historiques et littéraires, des textes administratifs, un cours de bibliographie, des discours, une tragédie sur le duc d’Alençon…  

 

Et une notice sur la Marseillaise, publiée en 1848, dans laquelle il donne sa propre version des origines de l’œuvre. C’est là notamment qu’il affirme : « Au mois d’octobre 1792, j’ajoutai un septième couplet qui fut bien accueilli dans les journaux c’est le couplet des Enfants, dont l’idée est empruntée au chant des Spartiates, rapporté par Plutarque. »

A cette époque, Du Bois est retraité d’une longue carrière administrative, qui l’aura conduit de la bibliothèque de l’Ecole centrale de l’Orne aux Archives Nationales de Paris. Installé au Mesnil-Durand, près de Lisieux, il y écrit ses derniers textes, consacrés surtout à l’histoire et à la culture populaire locale. 

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